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 In Solitudine Cordis. [ TERMINEE ]

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Keir
MEMBRES Je viens juste d'arriver !
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Féminin Messages : 7
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MessageSujet: In Solitudine Cordis. [ TERMINEE ]   Dim 12 Sep - 15:07

In Solitudine Cordis




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{ G É N É R A L .



  1. Histoire : La voici, dans son intégralité:

    ~ Archives de Nocte : Première Partie

    << C’est un monde veule et cru, une atmosphère pesante, un univers flou, embrumé et obscur, qui ne se dévoile pas aux âmes ignorantes. Ici il y'a le sol ; mais jamais il n’y a de ciel. Il fait trop sombre en Enfer pour distinguer les nuages ; et les averses tombantes ne sont que les pleurs des suppliciés. Selon qui tu es, qui tu seras, qui tu as été, ici sera l’Enfer, et là le Paradis. Seul le Maître est juge des condamnés, car les chants de pitié n’ont ici bas aucune portée. >> Maudit Sans Nom.


      J’avais tout perdu. Tout donné, tout égaré, on m’avait tout pris et je n’avais alors plus rien. Comme un brouillard sans feu ni phare, grisâtre, fade, inodore. Mes sens ne me servaient plus puisqu’au-dedans, j’étais mort. Sans existence, sans passé, sans avenir, une espèce d’enveloppe rongée par l’amertume d’un renouveau qui tarde toujours à se faire et dont on sait qu’au final, il n’arrivera pas. C’était comme un gouffre. Un puits, sans fond ni fin, un trou d’Alice au Pays des Merveilles qui mène droit vers le cauchemar d’un enfer absolu. Déchéance. Déraison. Il n’y avait plus de lumière dans les insomnies silencieuses qui s’éprenaient de ma cervelle jusqu’à l’épuisement. Une brèche insipide où je ne cessais plus de chuter.

      Alors j’ai dit oui. En échange de quelques promesses balancées ça et là, des illusions de futur plus avenant, une assurance de vie nouvelle, d’existence améliorée. Drôle de terme pas vrai ? Des serments en tout genre posés sur mon chemin comme les cailloux guidant le Petit Poucet. Alors j’ai foncé, signé, approuvé, donné un peu de mon sang, un peu de ma peau aussi, et tout le reste ignoble de ma vie putréfiée, encrassée par les remords. Je suis devenu l’Alpha. Le premier. Un rôle qui allait bien à l’ancien capitaine de marine en bonne forme comme je l’étais, après tout, j’étais habitué aux postes bien placés, où la flatterie se confond avec la stupidité dans l’esprit des gradés. A force de se faire monter le bourrichon par les sous-officiers qui veulent leurs jours de paix, on ne peut que devenir des brutes finies. J’étais plutôt content d’être une brute finie, avant. Maintenant, j’étais juste fini, c’était plus court.

      Il y avait eu les tests. Les épreuves, mentales, physiques, psychologiques, où on te demande de dire ce que tu vois dans une tâche, histoire de voir si t’es pas un peu barge. Les séries de couleurs qui défilent devant tes yeux, les observations du poumon, l’un, puis l’autre, de la moelle épinière, fallait bien voir que rien ne clochait. Les expertises du cœur sont venues plus tard, je devais courir à en cracher mes tripes, pendant qu’un sadique en blouse blanche me prévenait que le rythme allait augmenter. Il y avait un petit souci de ce côté-là, je me rappelle. Comme quoi j’étais cardiaque, ils m’avaient fait rire, après quinze ans de marine ça me tombait dessus comme une fleur. Ce n’était pas bien important, pourtant, puisqu’ils m’avaient gardé. Ou alors, ils s’en foutaient.

      Enfin, le Jour. On avait descendu des étages et des étages en ascenseur, par dizaines peut-être, dans les profondeurs des sous-sols. Sans doute même qu'on était sous la mer, qu'est ce que j'en savais ? C'était selon un médecin narquois, pour étouffer les "cris des suppliciés". M’enfin je m’en occupais pas, il devait vouloir me faire peur ce con. Ca devait faire deux mois que j’étais en errance dans ces labos, moins dorloté qu’un canard en batterie, mais j’étais pas là pour ça. Enfin, le voyage, la sortie, la porte de secours sous la forme d’un gros coffre de métal. Oui bon, au début, j’avais été déçu. Je me suis allongé et j’ai attendu, sommeillé en fait. Ca a duré des heures, le temps qu’il mette tout au point, j’avais l’air con, dans ma boîte avec des fils partout, dressé verticalement un peu au dessus des scientif’s tel le Messie parmi ses apôtres. Ils m’ont fait remettre à l’horizontale, une infirmière stupide m’a conseillé de me détendre, qu’il allait faire tout noir mais que ce n’était rien, comme si j’étais un petit animal apeuré. Enfin, ils m’ont enfermé dans mon coffre. Ma boîte. Mon sarcophage.

      Tu sais, quand tu te lèves après une nuit de cuite, avec l’ouïe exacerbée, la bouche pâteuse, le gosier sec et la gueule de traviole ? Eh bien mon atterrissage, c’était ça. J’ai levé les bras et poussé le couvercle de la machine. Je n’étais pas seul.Ils me fixaient tous, ces imbéciles de médecins, avec dans l’œil une espèce d’avidité. Sitôt que je les ai regardés, ils se sont rués autour de moi, empressés, pour me sortir de la boîte et me remettre des fils partout dans les veines, me poser des questions par dizaines, si vite que je ne pouvais pas répondre, et me tendre des feuilles de réponses. Je les ai tous rabroués dans le genre méchant, parce que j’en pouvais plus. Au début, ça allait, je me suis mis debout et je n’avais pas d’autre impression que d’avoir dormi d’un sommeil de plomb. Et puis, c’est revenu, doucement. De plus en plus. Jusqu’à ce que la moindre image soit claire. Et là, je me suis mis à hurler. Enfin, plutôt, je m’entendais hurler, mais j’étais pas bien sûr que ca soit moi. Pourtant, autour, ils s’affolaient les trois pauvres blouses blanches, avant de m’enfoncer des trucs dans les bras pour me calmer sans doute. Je les voyais pas vraiment. En fait, je crois que je ne voyais plus rien. Et je suis tombé.

      Je me suis réveillé dans une chambre blanche et aseptisée, lit d’hôpital, attaché comme un fou. De toute façon, j’étais trop vaseux pour bouger, je pouvais à peine ouvrir les paupières et ma vue était floue. Alors quand j’ai réussi à bien cadrer ma vue, j’ai tout de suite eu envie de refermer les yeux. Il était là, tranquillement devant moi, un de ces monstres que j’avais vu quand j’étais en « voyage ». Il avait forme humaine, mais je l’ai reconnu sans effort, avec son regard un peu dans le style déviant psychopathe à qui il manque une case. Il s’est animé enfin, quand il m’a vu éveillé, et s’est adressé à moi d’une voix normale, trop naturelle pour une chose de son genre, comme s’il n’était pas un amas noirâtre et horrible dans son Monde à lui. Je ne comprenais pas vraiment ce qu’il disait, mais j’écoutais avec attention. Chaque mot se détachait d’une manière bien distincte, et parfois, une sonorité me faisait tendre un peu plus l'oreille. Pourtant, j’étais absolument sûr de ne pas parler la même langue que lui. Mais au fur et à mesure, je saisissais. Il parlait de quelque chose qui s’était produit… Les autres médecins sont arrivés, les trois mêmes que ceux qui m’avaient endormi plus tôt. Ils se parlèrent entre eux et moi je regardais, hagard, perdu aussi. Je perdais pied à nouveau. Mais pas mon corps.

      Je me levais. Avec aisance, je m’adressais aux autres dans leur langue, qui me regardaient avec adoration. Je voyais tout, mais je ne maîtrisais rien. Ce n’était pas moi. J’entendais parfaitement chaque syllabe rouler dans ma gorge, mais je ne le contrôlais pas, et alors enfin je saisissais bien ce qui se passait. Il y avait quelque chose, en moi. Qui dirigeait mon corps, ma tête, ma voix. J’étais un spectateur de mon âme. Il s’adressait à moi et je le comprenais parfaitement, me remerciant dans un rire aigre pour mon enveloppe charnelle, le son de sa voix déambulant dans mon corps comme un visiteur qui se déplace, avant qu’il n’affirme d’un air satisfait qu’il se contenterait de partager avec moi cette enveloppe, n’ayant pas besoin de prendre la peine de me tuer, préférant rester « locataire » plutôt que « propriétaire ». Et moi, dans ce charabia, je regardais l’Autre diriger mon corps, observer mes mains, tâter mon visage, plus muet qu’une tombe.

      C’avait duré des jours déjà, je m’y faisais. J’apprenais beaucoup mais je vivais en regardant ma vie. Celui qui possédait mon corps s’était déclaré officiellement Chef de Projet Scientifique, montrant aux scientifiques qui n’étaient pas dans le coup tout un CV de professionnel auquel je pigeais que dalle ; et non content de me faire vivre un calvaire, l’autre ne dormais pas, et quand je voulais reposer ce qui me servait de conscience, ce qui me laissait penser que j’étais encore en vie, les rêves qui m’étaient imposés étaient des vues de son Monde, des souvenirs de mon existence humaine, et de ce qui avait composé mon voyage… Le plus souvent, je préférais me mettre en pause, et abandonner doucement tout espoir d’échappée pour m’informer, écoutant ce qui se disait. Parfois, l’Autre parlait de moi, disant dans un sale rire moqueur que je m’agitais dans le tréfond de ma tête, et les médecins qui savaient s’offusquaient, parlant d’honneur pour moi, car je servais de réceptacle à l’Illusionniste. Celui là d’ailleurs ne se prenait pas pour n’importe quoi, et répliquait avec aisance que mon corps était assez facile à manier et qu’il possédait assez d’avantages pour qu’il supporte sans rechigner mes plaintes. J’avais vraiment envie de le tuer. Mais étant donné que je n’avais pas même le contrôle de mes globes oculaires, c’était assez dur d’envisager quoi que ce soit.

      J’appris beaucoup de choses sur ce foutu deuxième monde, notamment que les médecins au courant pour le côté double de ma personne étaient pour la plupart des Emanants, soit des Maudit ayant tués leurs Donneurs de Rêves ; d’autres encore étaient des humains, assez barges pour être tout à fait d’accord avec le projet de faire sortir d’un monde parallèle des monstres suceurs de vie pour leur donner un corps dans notre univers. Je voyais chaque jour des cobayes, comme j’en avais été un, passer les uns après les autres à la « boîte », pour devenir des Donneurs de Rêves hantés par des Maudits ne cherchant qu’à les faire se tuer. Ils me faisaient de la peine, la majorité des ces gosses ne devaient pas dépasser les vingt-cinq ans, alors je commentais, je gueulais un peu dans le silence de mon âme, ca faisait parler l’Autre qui m’expliquait tout par le biais de pensées, se donnant à cœur joie de me raconter ses plans pour donner vie à tous ses chers subordonnés. Je compris pourquoi il n’avait pas fait comme les autres, me pousser à aller me suicider à Simmer Dim : il était grâce à moi dans la capacité de passer d’un monde à l’autre sans problèmes, puisqu’il y avait toujours une conscience pour faire vivre mon enveloppe charnelle. Sauf que quand il partait, il prenait toujours soin de me faire attacher, pour qu’au moment où je sois libéré de son entrave, je sois dans l’incapacité de bouger et de me tirer. Pas con, le type, il avait tout prévu, et je me retrouvais stupide, à brailler comme un fou qu’on me libère. Au fond, je l’étais peut-être, fou.

      Une anecdote intéressante sur cette saleté d’île : elle fonctionne comme un portail, et Simmer Dim est son point de départ, ou de retour si l’on veut. L’Autre m’a raconté tous les détails : comme quoi Nocte est habitée par une conscience, qu’elle aurait relâchée des esprits du deuxième Monde, ceux qu’on appelle Bénis, les « naturalisant ». Les autres esprits, dont l’Autre affreux s’occupe, lui sont directement dévoués, et il les libère du Deuxième Monde par un moyen non naturel ; ce sont les Maudits. Entre ces deux races d’esprits, c’est plus ou moins chien et chat. Les premiers sont assez proches des humains, les autres veulent les tuer pour vivre, il y a mésentente ; parfois même, les Bénis empêchent les Maudits de venir au monde en tuant le Donneur de Rêve. Ca m’a un peu choqué, moi qui croyais qu’ils étaient copains avec nous, les hommes. Mais non. Comme quoi, des deux côtés, on croise de tout. Et quand ca arrive, ce genre de choses, l’Autre il devient fou. Il hurle et quitte le monde réel pour aller s’apaiser dans le Deuxième lieu, quelque chose comme ça. De la défiance des hommes entre eux procède la violence, et cela vaut bien pour les non-vivants. Je m’habitue doucement, avec l'impression evanescente de me perdre, comme dans un labyrinthe profond. Je m'égare lentement.

      Il y a beaucoup de morts parmi les cobayes, avant même qu’ils ne sortent de la boîte à voyage. Ils crèvent sur la table, pauvres souris de labo, terminant leurs vies en convulsions et hémorragies internes, hurlant de tous leurs poumons. Parfois même, l’Autre les achève, et ca me tue de voir ça. Il se fout bien de moi, et de ma manie à être trop « sensible ». Je sais que je perd le contrôle. Petit à petit, il prend possession de moi et je sens déjà mon cœur se serrer un peu plus à chaque seconde. Je redoute l’anéantissement, cette fin si proche qui me guette avec une impatience que je devine dévorante. Et cette peur dont l'Autre se moque tant, je l'assume, pour la première fois de ma vie. Car elle est bien la preuve qu’il reste encore en moi une part d’humanité. Mais pour combien de temps ?



      << Il y a toujours eu quelque chose sur cette île. Une aura, une ambiance, un décor. Une mise en scène qui se veut gaie le jour et reste pourtant secrètement funèbre la nuit. Une ombre rôdeuse et faisant des sourires qui n’en restent pas moins aiguisés. Nocte est vivante. Sans doute bien plus que moi. >>



~ Archives de Nocte : Seconde Partie

    Lettre de Benjamin Wellington à Sarah Belloh


    Spoiler:
     


    11 février 2108

    Voici enfin le début de mon voyage ! J’inaugure ce journal par un contentement certain. On m’a bien demandé d’y consigner toutes mes pensées, aussi suis-je à la tâche depuis que j’ai embarqué, pour me bien clarifier les idées. Cela faisait dix ans que je n’étais pas venu sur l’île. Après l’Implosion, il m’a semblé qu’il était bon de revenir vérifier si les biens que j’avais acquis ici s’étaient dégradés, si j’avais perdu quelque chose de précieux, si la maison que m’a légué ma grand-tante a été détruite par la force du séisme. Les pôles ont été bien touchés, et les îlots en général ont subis le même sort que l’Atlantide lors du cataclysme. Englouties, noyées dans les flots, le tiers des îles de la planète n’avaient plus été qu’un souvenir en quelques heures. Pas même le temps d’évacuer les gens. Curieusement, alors que la plupart des îles alentours avaient été submergées, j’avais appris que Nocte était intacte. Et quand je la revis pour la première fois depuis dix ans, ne restait alentours que l’océan, et des roches dans l’eau, souvenirs des dernières terres, qui empêchaient l’accès à l’endroit par bateau. Les hélicoptères étant rares et ayant tous été réattribués à l’armée extérieure, je n’avais pu obtenir une place dans celui-ci qu’en me montrant très docile envers mon supérieur hiérarchique. C’est ainsi que je vais bientôt débarquer. J’apprends du copilote avec qui j’ai longuement discuté qu’à Nocte, rien n’a véritablement bougé. Pas un souffle d’air n’a tremblé, parait-il, alors même qu’un îlot, à trois kilomètres au nord, a été englouti sans plus de manières par des flots titanesques ; la population avait contemplé cela des rives, vaguement inquiète. Mais voilà que l’on arrive : je reprendrai plus tard.

    Le même jour.

    Ah, que les gens n’ont pas changé ! Là est le commun des villes et villages isolés ; leurs habitants sont ternes et bien souvent peu accueillants. D’ailleurs ce fut la première chose qui me frappa en arrivant ; les regards mauvais des gens qui se braquaient sur moi. J’ai remarqué aussi leurs communes manières de porter au cou une croix qui n’avait pas de sens à mes yeux. J’essayais aussitôt d’en découvrir l’origine ; je n’ai jamais eu souvenir d’une telle caractéristique. Mais les gens de Nocte ne sont pas des plus sociables et il me fut impossible d’amener le sujet sur le pendentif. Une femme s’offusqua même lorsque j’osais le montrer du doigt, aussi ne disais-je plus rien. Sémillant premier jour ! Allons, le devoir m’appelle car il me faut prendre mes fonctions au sein du laboratoire. Après quoi, j’irai dans mon ancienne demeure.

    13 février

    Deux jours sont passés, et je n’ai pas même eu le temps de me rendre chez moi. Le Chef du projet scientifique s’est montré plus qu’amical et a bien insisté sur le fait que je devais rester au dortoir, car selon lui, le village n’est pas sûr et je risquerais de tomber sur quelques mauvaises gens. Il y a fort à faire ici, car un matériel neuf a été livré et si je ne sais encore de quoi il s’agit, je pense que le coffre immense aperçu par hasard a à voir avec le projet qui va m’être confié mais dont j’ignore encore tout. En attendant que tout soit monté, je trie divers ADNS et les reconstitue. Cela m’occupe beaucoup mais je ne sais si cela est vraiment utile.

    17 février

    Je sais enfin quelques anecdotes au sujet du projet nouvellement monté, nommé CHIMERE. Cela paraît une bien audacieuse entreprise, et quiconque lirait ces mots me prendrait pour fou. Il paraîtrait qu’existe un Deuxième Monde, et que le but de la recherche soit de rapporter une preuve de la réalité de ce lieu. Plus inconcevable encore, les boîtes aperçues il y a quelques jours sont en réalité des Coffres de Transferts, qui serviraient à détacher l’âme du corps pour plonger celle-ci dans le Deuxième Monde et faire observer à l’esprit voyageur les caractéristiques de l’endroit qui, dit-on, apparaît différent à chacun de nous ! N’est-ce pas plus qu’absurde ? Je tacherai d’en savoir plus mais pour le moment, l’idée d’une vérité dans tout ceci m’amuse, et je ne suis guère le seul. Les nouveaux recrutés pensant comme moi, mais ceux étant là depuis quelques temps paraissent bien graves et austères ; bah, j’étudierai plus les mystères de l’affaire et ferai mon rapport.

    26 février

    Que de jours sans écrire, j’en ai oublié ma tâche. C’est qu’ici le temps est compté. Nous sommes encore en hiver et les journées sont bien courtes ; le Chef de projet a la bien curieuse manie de faire cesser toutes les manœuvres et recherches une demi-heure exactement avant le coucher du soleil, malgré nos protestations. Il disparait alors et l’on ne le voit plus jusqu’au lendemain ; curieux bonhomme, mais néanmoins attentif, et, s’il est peu bavard, il corrige et remet dans le droit chemin les égarements de tous avec une promptitude qui laisse admiratif. Non, il n’y a rien à redire de cet homme-là, sinon que je n’aime pas bien croiser son regard. Mais il y a plus important ; j’ai encore des nouvelles folles sur CHIMERE ; on m’a bien expliqué à présent, qu’il se trouve dans le Deuxième Monde des esprits, fantômes ou je ne sais quelles autres âmes dépourvues de chair, et qu’il en faudra capturer. Impensable ! D’où sortent ces fous ? Mais ils en parlent tous avec tant de fermeté et d’assurance que je suis tenté de les croire… Ils emploient encore des termes qui ne me disent rien, mais que j’apprendrai sans aucun doute bientôt à connaître.

    1er mars

    Ah, il est important de citer cette journée : en réunion avec quelques collègues, nous parlions de ces « esprits » et je me suis fait reprendre par le Chef de Projet. Il n’avait pas l’air de plaisanter et m’a suggéré, devant mon incapacité à m’expliquer, une gageure. Je me suis vu proposer alors l’une des premières places pour le Deuxième Monde, afin que je sois assuré que le projet n’avait rien d’impensable… J’ai évidemment accepté, par défi et curiosité, mais je me demande si j’ai bien fait à présent. L’on dit que les cobayes humains manquent, et l’on n’a pu rien me dire sur les essais précédents. Je crois être allé un peu vite en besognes.

    6 mars

    Tout est prêt : je dois effectuer le fameux voyage demain à la première heure. Je suis assez impatient maintenant, car le Chef de Projet m’a assuré qu’il ne m’aurait pas proposé une telle expérience s’il ne pouvait se montrer garant de ma sécurité. Je m’aperçois aussi que j’ai tout oublié de l'extérieur, et que le Laboratoire est mon seul environnement. Il faudrait que je sorte sur l’île, voir ce qui a changé pour faire une brève comparaison avec mes quelques souvenirs. Il semble que je serai épuisé après ce périple, aussi ne mettrai-je à exécution cette nouvelle entreprise que bien plus tard, comme on dit, nous verrons cela en temps voulu.

    Le même jour.

    Ah, le Chef de Projet m’a même proposé de faire le voyage avec moi, afin que nos esprits se retrouvent par delà le Deuxième Monde. En vérité, c’est un homme charmant.

    13 mars

    L’assombrissement a gagné mes jours. Je peine à me nourrir et je ne sais plus marcher. D’ailleurs, je ne parviens presque pas à taper les lettres de mes mots et je ne le fais que parce que je n’ai nul autre endroit où conter ce que j’ai vu. Les visites me sont interdites, et je suis enfermé, littéralement, dans une chambre blanche où je n’ai que mon lit. Qu’est-ce donc que ce cauchemar ? Un cauchemar éveillé qui empire dans le sommeil. Je les revoie toujours. Je les revoie tous. Ils me guettent et m’observent, me torturent et s’en amusent. Ce sont des démons décharnés, noirs et comme dévorés par le feu aux figures tordues, dénaturées et parfaitement immondes. Chaque instant de mon passé mis à nu, ouvert et incisé, tous les moments de douleurs repassés encore et encore...contre mon gré. J’ai vu tous ceux que j’aimais mourir dans d’atroces souffrances. Je me suis vu me baigner dans leur sang et leurs larmes, les éventrer pour mieux gober leur chair. Les esprits m’ont dits leur nom. Ils sont les Maudits, les Maudits de notre monde, et le Chef de Projet n’est rien d’autre là-bas que leur matrice, leur guide, leur juge. On le nomme l’Illusionniste, et il m’a dit avoir accès à toutes mes pensées désormais. Je suis devenu ce qu’il appelle un donneur de rêves. Il m’a bien tout expliqué, là-bas, en assignant le silence à ces créatures. Lui-même était d’une apparence encore humaine, mais il a seulement dit que c’était pour m’épargner sa vue. J’ai reçu en ma conscience un Maudit. Il me hantera, et me poussera au suicide pour que je lui fasse don de mon enveloppe charnelle qui le rendra palpable et tout à fait humain, libre de circuler à souhait dans notre monde. Je suis fou. Je désespère. Il ne m’est pas encore apparu, le fera quand bon lui semblera mais je perds déjà l’esprit. On m’a même attaché hier, et j’étais en proie à un délire si intense que je me suis lacéré les veines ; je n’en ai pas une seconde le souvenir mais les traces sont bien là. Le voyage n’a duré qu’une heure, mais il m’a paru long de plusieurs existences et je me souviens de chaque détail. Le repos m’est absolument impossible. Mon Dieu, qu’elle se manifeste, cette créature ! Et qu’enfin il me soit donné de la voir !

    27 mars

    Je l’ai vu enfin. Il s’est présenté à moi sous la forme d’un homme. Au début, il a eu peine à parler, et s'est contenté de me regarder longuement avant de me faire entendre sa voix au bout de quelques heures. Il a l’air agréable, sympathique même. Je ne sais plus quoi penser. Mes nuits sont plus tranquilles, mais je ne mange encore qu’à peine et suis nourri par perfusions. Il y a des infirmières et des médecins qui viennent parfois, mais personne ne peut le voir hormis moi. Il me parle parfois. Il m’a demandé l’autre jour comment j’allais. Il sait tout de mon âme et je n’ai aucun secret pour lui. C’est à peine si je puis lui cacher mes pensées, parce qu’il les voit dans mes songes lorsque je dors. Parfois il fait de mon imaginaire un chaos désastreux mais ne manque pas m’éveiller peu après. Ma condition aurait pu être pire. Il dit qu’il sera gentil avec moi. Mais quand je lui demande s’il me tuera, il sourit et dit qu’il faut d’abord que je marche. Parfois, il a des moments d’absences mais dès que je l’appelle, il est là. Je profite de mon impression de solitude pour écrire un peu. Mais j’ignore s’il se masque seulement à mes yeux ou bien s’il est parti ailleurs.

    29 mars

    Je guéris. Je vais mieux. J’apprécie la compagnie de Shaï. Il me raconte son monde. Je peine à écrire mais j’ai pourtant envie de me lever. C’est drôle, j’ai l’impression qu’on m’appelle.

    4 avril

    Je suis sorti de l’hôpital, enfin. Shaï est toujours là, papillonnant sans cesse autour de moi. Il me donne l’impression d’être un enfant. Je lui ai demandé la permission de quitter l’enceinte, et après son accord, j’ai eu celui du Chef de Projet. Je sais bien qu’il ne me laisse pas faire sans raison, mais j’ignore encore tout. Il faut que je sorte, c’est tout.

    Le même jour.

    Je suis chez ma tante, Shaï m’a montré beaucoup de choses sur Nocte. Il ne connait rien au monde humain et ignore tout de notre langage. En fait, j’ai l’impression que même si d’autres pouvaient l’entendre, ils ne le comprendraient pas. J’ai remarqué que lorsqu’il s’éloignait trop, il perdait comme consistance. Moi, je n’arrive pas à m’éloigner de lui.

    7 avril

    Je ne retourne plus au laboratoire et ai posé un congé. Le Chef de Projet n’avait pas l’air étonné, il a juste secoué la tête en souriant d’un air étrange, et je crois qu’il a pu voir Shaï. Celui-ci paraissait tout excité de le croiser, et il m’a expliqué ensuite que même sur notre monde, il restait à ses ordres. Shaï m’a emmené dans les landes de l’île, mais nous ne nous y sommes pas attardés. Il y avait quelque chose que mon Maudit n’aimait pas. Moi, j’étais comme attiré... Il m’a parlé des Bénis, des esprits contraires à lui qui me voudraient du mal. Je n’ai pas compris, mais j’aimerais en croiser un.

    9 avril

    Je suis retourné aux landes contre la volonté de Shaï, qui m’a même frappé. Je n’ai pas faibli pourtant et j’y suis allé ; j’ai failli en mourir. Le Béni que j'y ai vu est l’une des plus belles créatures que j’ai pu croiser. Il m’est apparu sous forme humaine, comme étincelant, on eut dit un Ange. Il parait, selon mon Maudit, qu’ils ont pourtant d’autres visages plus laids, mais je n’imagine pas l’horreur dans une telle perfection. D'une douceur et d'une tendresse peu commune, il a dit me prendre sous sa protection et je n’ai pu rien répondre, j’étais trop subjugué. Shaï s’est effacé sitôt que l’autre est apparu, non par peur a-t-il dit, mais parce qu’il se trouvait quelques faiblesses. D’ailleurs, à ce moment, je l’ai senti puiser sa force en moi, si bien que j’ai été assailli de visions noires appartenant à Shaï durant un moment. Quand j’ai repris mes esprits, le Béni m’avait mené au bord de la falaise sans que je ne le vis, et mon Maudit se matérialisa aussitôt pour le repousser et m’empêcher de tomber. J’étais épuisé, et tombais dans le coma : à mon réveil, j’étais chez moi et j’appris que mon Ombre m’avait ramené. Je voulus savoir pourquoi le Béni avait voulu me tuer et il m’expliqua d’un ton doucereux que l’autre avait voulu ma mort afin que Shaï ne puisse, en me poussant au suicide, utiliser mon corps. Je commence à être épuisé de l’existence, et souhaite en secret que le Béni m’eut tué ; ainsi je n’aurais pas à formuler ces mots.

    16 avril

    Je n’ai pas pu écrire depuis l’autre jour. Mon état à de nouveau empiré. Depuis notre rencontre avec le Béni, Shaï ne me laisse plus de repos. Il me harcèle et m’exempte aux sorties alors que je peine à marcher. On me dit fou ! Je sens les regards qui fuient ma présence et n'ose plus m'avaenturer au dehors le jour, car les gens de Nocte sur mon passage lèvent leurs croix. Et moi, cruellement pressé entre les soupçons injustes et la vérité plus cruelle encore, je ne peux que me taire et contempler sans un mot ma déchéance.
    Chaque nuit est une horreur et je crois replonger, entraîné par mon Maudit, dans son Monde. J’ai l’envie de me rendre quelque part, mais je ne sais bien ou ; quelque chose pourtant m’attire. Plus de lendemains, plus de lendemains. Triste monde…
    Qu’enfin je meurs, car déjà je n’en puis plus.

    17 avril

    Je vais écrire à Sarah qui m’attend sur le Continent et lui enverrai mes notes. Aujourd’hui, m’a dit Shaï, nous irons à Simmer Dim. J’ignore tout du lieu, si ce n’est que le nom m’est étrangement familier et que l’entendre de mon Maudit m’a fait sursauter le cœur. Je crois que je vais mourir. Adieu, il est temps.



<< Le dernier acte est sanglant, quelque belle que soit la comédie en tout le reste ; on jette enfin de la terre sur la tête, et en voilà pour jamais. >>


~ Archives de Nocte : Troisième Partie

<< L’une après l’autre, les feuilles se détachent du registre du temps, tombent en virevoltant puis reviennent se poser sur la mémoire collective pour mieux l’ensevelir sous les illusions des croyances et des mythes. Ils sont fous d'y croire ! Et nous, sommes fous d'exister. >> Béni Sans Nom.



    La terre s’est apaisée. Enfin. Au terme d’une heure hors du temps, d’un voyage hors du monde. Alors, il a ouvert les yeux. Il y avait les oiseaux. Il est descendu dans le village, fébrile et maladroit. Les gens s’adressent à lui, lui parlent, et finissent par se détourner devant son mutisme. Ce n’est pas facile d’être un enfant dans un nouveau monde. Il n’y connait rien, lui. Il ignore tout des us et des coutumes. Alors il regarde, il observe. Les oiseaux, surtout.

    C’est étrange. Ca vole trop haut pour qu’on puisse atteindre, et ils ne l’aiment pas. Ils le suivent parfois, détalent lorsqu’ils se savent vus. Ils crient, piaillent, tournent en formant des cercles. Puis partent au coucher du soleil. Il trouve ses marques, lentement, comme un enfant livré à lui-même, qui a bien retenu les façons qu’avait son Donneur de vivre. Vivre. C’est un mot nouveau, avec un nouveau sens, une nouvelle existence. Il aime à le répéter, « je vis, je vis ». Avant pourtant, il n’était pas mort… Mais ca n’a pas d’importance.

    Il a appris à subsister. La maison vide du Donneur est son nouveau chez-lui. Il étudie, consciencieusement, sous la garde de l’Illusionniste qui l’a pris sous son aile. Comme tous les autres, il cherche comment délivrer ses pairs, ses frères, de la caverne du deuxième Monde. Il veut retrouver ceux qu’il hait, ceux qu’ils aiment, au fond, et sourit toujours plus en voyant le nombre des Emanants grossir, grandir. Les Donneurs sont fous, seuls, insignifiants, alors ce n’est pas grave.

    Parfois, il retourne à Simmer Dim. Il écoute, regarde, rit quand le vent fouette sa chair nouvelle et tendre. Il se souvient du carmin luisant, des larmes et des sanglots, du dernier souffle. De l’orage qui a éclaté alors qu’un corps nouveau aspirait son âme pour lui offrir une toute autre existence. La mer montait toujours, et les falaises, luttant contre les eaux, se confondaient dans les nappes grises des vagues qui gagnaient les terres, frangées d’écumes et de colère. L’île n’aime pas les esprits étrangers, mais elle a plié face au pouvoir du sang. Benjamin… Tu étais si faible. Mon aimé, mon amour. Tu vis en moi maintenant. Apeurant désastre de ta vie, tu n’as rien senti venir. Et je suis toi, et tu es moi, et je suis enfin libre.


    << Donne-moi ta main sans retour
    Danse avec moi jour après jour
    Dans les dernières lueurs d’illusions. >>




  • Principe : /

  • Staff actuel : Eowin: Fondateur & Scénariste ~ Keir: Co-fondateur & Graphiste ~ Caellan: Modérateur.


  • { D É T A I L S .



    1. Date d'ouverture : Le forum a ouvert ses portes le 19 février 2010
    2. Nombre de Membre : Douze membres, mais seulement huit sont véritablement actifs.
    3. Nombre de messages : 854 messages à ce jour.
    4. Nombre de visites au total : /

    5. Design fait par : Moi-même, mais il est à changer.


    Actuellement :
    Pas de concours, ni même d'events en cours, pour le moment.

    Projet :
    Un nouveau design est en marche, l'actuel commençant à dater. Quelques maquettes ont déjà été réalisées, mais la mise en place du prochain thème risque de tarder, la reprise des cours ne m'aidant pas à avancer.

    Top affiliate :


    { L I E N .


    1. Vers l'index : http://in-nocte.forumactif.org/forum.htm
    2. Vers votre fiche de présentation : http://in-nocte.forumactif.org/demandes-de-partenariat-f6/notre-fiche-t12.htm
    3. Vers vos partenaires : http://in-nocte.forumactif.org/partenaires-f5/
    4. Vers le portail : http://in-nocte.forumactif.org/portal.htm


    • Où souhaiteriez vous classé votre forum ? Dans la catégorie des forums Fantastiques, si possible.
    • Quelle description souhaitez-vous apparaitre dans le sous-forum ? Tu n'es plus seul... En leur donnant ta permission, tu as signé ta condamnation. Désormais, ces importunités journalières auxquelles tu te vois assujetti te rendent le séjour ici trop pénible. Tu pries maintenant, tu conjures aussi mais cet être qui sans cesse te suit n'en reste pas moins celui qui te conduira à en finir car c'est désormais ta vie, Donneur, contre le salut d'une entité redoutée. Tu n'es plus seul.
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    MessageSujet: Re: In Solitudine Cordis. [ TERMINEE ]   Dim 12 Sep - 18:58

    Hello !
    Alors je m'occupe d'inspecter un peu ton forum. Je vois qu'il y a plein de chose à lire donc ça va prendre un peu de temps, mais pour le moment c'est que du bien qui en ressort ^^
    Merci de ta patience j'essai de faire ça vite.

    (c'est quoi la musique de fond ? pas moyen de m'en rappeler)

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    MessageSujet: Re: In Solitudine Cordis. [ TERMINEE ]   Dim 12 Sep - 19:29

    Pas de problème, je suis ravie de voir que le forum est bien passé en revue. Si quoi que ce soit en vient à vous chagriner, n'hésitez pas à me le dire. Jusque là, je vais faire preuve de patience, après tout, je ne suis pas pressée. ( :

    Pour la musique de fond, il s'agit de The Vote, composée par James Newton Howard du film The Village. L'album est d'ailleurs disponible sur Deezer.

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    MessageSujet: Re: In Solitudine Cordis. [ TERMINEE ]   Dim 12 Sep - 19:47

    Je regarde aussi ton forum : )
    pour le moment je le trouve vraiment très complet et interessant ! Comme l'a dit Nano, ça risque de mettre un peu de temps !

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    MessageSujet: Re: In Solitudine Cordis. [ TERMINEE ]   Dim 12 Sep - 19:53

    Merci pour ce compliment Wasp.

    Prenez le temps qu'il vous faudra. ( :
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    MessageSujet: Re: In Solitudine Cordis. [ TERMINEE ]   Lun 13 Sep - 18:21

    Ha ! Je me disais je connais cette musique, merci ! *était toujours connecté sur le forum pour la musique*

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    MessageSujet: Re: In Solitudine Cordis. [ TERMINEE ]   Mar 30 Nov - 17:28

    Bonjour : )
    Le forum va bientôt terminer sa "maintenance" donc est-ce que ta demande de ref est toujours d'actualité ? Histoire qu'on ne la traite pas si tu ne veux plus.
    Merci d'avance de répondre rapidement : )

    Et désolée pour ce retard !

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    MessageSujet: Re: In Solitudine Cordis. [ TERMINEE ]   Mer 15 Déc - 22:36


    Bonjour, alors déjà merci d'avoir autant patienté. Comme prévue, étant donné que la maintenance est levé, ton forum a été analysé entièrement. Dorénavant, pour être accepté, un forum doit valider deux oui d'admin's.

    Pour ma part, je trouve ton forum très prometteur et original. J'ai beaucoup aimé lire le contexte qui est très bien rédigé et claire. Elle est peut être un peu longue ce qui peut décourager pas mal de monde en plus des informations annexes; Enfin personnellement je me fiche un peu de la longueur car mes forums RPGS sont toujours bourrés d'info ! ( pis les feignants ne s'inscrivent pas comme ça ! ).
    Sinon concernant l'aspect général... je suis un peu septique. Autant le design précédent me plaisait plutôt, la grande bannière de fond était vraiment sympa. Pour l'actuel les couleurs sont un peu sombres et les titres ne sont pas des plus lisibles. Après ce n'est qu'une question de gout mais je n'aime pas le design actuel ( mais si il plait a 50 et déplait à moi on s'en fou ! ).
    Après parlons de l'activité. A ce jour, je ne vois que trois connectés dans les 24h derniers connectés. Le forum a ouvert en février et il n'y a que 12 inscrits pour moins de 1000 messages..
    Pourquoi une telle activité ? Je vois que vous avez quand même pas mal de partenaires pourtant "_"

    Bon du coup je sais pas trop car vous avez des bon points mais ton forum n'a pas l'air d'ameuter.
    Pour ma part je pense donc plus vers un non. C'est un bon forum, mais le coté activité pêche trop pour devenir une référence.

    Je te laisse connaitre les avis des autres admin's : )


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    MessageSujet: Re: In Solitudine Cordis. [ TERMINEE ]   Ven 17 Déc - 20:59

    Bonsoir ^o^

    Alors, je vais faire te sortir une analyse, c'est pas le but d'une demande de référencement, mais voici ce que je pense de ton forum.
    Niveau design, c'est très harmonieux, et bien fait, après, je préférai l'ancien comme Wasp mais c'est personnelle. Pour le contenu -fiouu yen a à lire ! - c'est très bien écrit, comme si on lisait un roman et on voit tout de suite le niveau de RP requis. Le concept est intéressant aussi.
    Enfin, pour faire court, je trouve que ton forum est bien et je comprend pas pourquoi il décolle pas. Onze membres c'est très très peu après autant de mois d'ouverture.
    Je te souhaite d'avoir un forum qui marche très bien, mais en attendant, ça va être non pour moi aussi. Par contre, j'espère que tu représenteras ton forum lorsque l'aspect de l'activité sera réglée Smile
    En attendant, je te propose de t'inscrire sur notre top site, même s'il est tout jeune, en espérant que ça t'amène du monde Smile

    Bonne continuation !

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    MessageSujet: Re: In Solitudine Cordis. [ TERMINEE ]   

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    In Solitudine Cordis. [ TERMINEE ]
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